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Paul Verlaine

« Je suis venu te dire que je m’en vais » Serge Gainsbourg

Note-music

Serge Gainsbourg avouait clairement : «Mes textes ne sont que collures». Gainsbourg ne cachait rien. « Je suis venu te dire que je m’en vais »  en est le parfait exemple.

Gainsbourg

Cette chanson est à la fois un des titres les plus connus de Gainsbourg et le meilleur exemple d’une chanson qui n’est pas tout à fait la sienne. Ce titre paraît sur l’album « Vu de l’extérieur » sorti en 1973. Serge Gainsbourg aurait achevé l’écriture de cette chanson alors qu’il était à l’hôpital suite à un problème de santé. Pourquoi : pas tout à fait la sienne ? Pourquoi : collures ?

La littérature du XIXème siècle a joué un grand rôle dans sa vie comme dans son œuvre. « Je suis venu te dire que je m’en vais » est fortement inspiré du poème « Chanson d’automne » de Paul Verlaine (1844-1896). L’inspiration n’est-elle pas une véritable source de création ?

Si «Chanson d’automne» traite de la nostalgie et de la douleur liées au temps qui passe, Gainsbourg change les codes. Sa version devient un triste monologue entre un homme et une femme. En citant le nom du poète, Gainsbourg revendique franchement son héritage poétique.

« Je suis venu te dire que je m’en vais » est un exemple parmi tant d’autres. On peut également citer « Initials B.B. » « Elisa« , « La chanson de Prévert ». Gainsbourg prétendait que ses chansons n’étaient qu’un art « mineur », ne nécessitant « aucune initiation ». Facile de la part du poète « majeur » qu’il était !

Note musicLes sanglots longs
Des violons
De l’automne

Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,

Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte

Deçà, delà,
Pareil à la Feuille morte.Note music

 

Crédit photo : flickr.com

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