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En ce dimanche 17 juillet, la célèbre place Vendôme à Paris, adresse des plus grands bijoutiers et de l’hôtel Ritz, a été le théâtre d’un spectacle sans précédent. La place parisienne est devenue le temps d’un dimanche le point d’arrivée des baroudeurs automobiles, ceux qui ont relié à travers un rallye, Pékin à Paris. Ces aventuriers d’un autre monde ont parcouru durant 35 jours la bagatelle de 14 000 km.

C’est sur les coups de 13 heures, alors que la foule cherchait un coin d’ombre pour protéger sa peau d’un soleil omniprésent, que les premiers klaxons se sont faits entendre. Une guirlande de voitures anciennes, partie depuis le 12 juin de la Grande Muraille de Chine, pointait le nez dans un vacarme à faire vibrer tous les bijoux calfeutrés dans les coffres-forts des bijouteries environnantes.

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Mais il ne faut pas s’y méprendre ; en ce jour, les vrais bijoux se dessinaient devant nous sur quatre roues. Il n’ y avait qu’à les cueillir avec nos yeux pleins de brillants. Ces joyaux n’avaient pas hésité à se déplacer des quatre coins de la planète pour participer à ce rallye légendaire. On pouvait observer plusieurs nationalités : australienne, néozélandaise, américaine, française, belge, norvégienne, libanaise, italienne, britannique, irlandaise, suisse… Des hommes et femmes qui n’ont pas hésité à se glisser dans la peau d’aventuriers des temps modernes.

PHOTO @CLAUDEPETROLESI

La première voiture à franchir la ligne d’arrivée est le numéro 14, une Chrysler 75 Roadster de 1929 pilotée par le duo néozélandais Bruce et Harry Washington. Une sacrée performance ! Imaginez qu’une auto de cet âge a réussi à rallier Pékin à Paris devant des véhicules bien plus récents comme certaines Porsche, Mercedes, Ford, Bentley, Volvo et Alfa Roméo… Cette prouesse est également à mettre sur le compte des deux pilotes océaniens. Leur épopée homérique se traduisait sur des visages amaigris et burinés qui en disaient long sur ce qu’ils ont pu endurer. Notez tout de même que Bruce Washington avait rallié l’arrivée du précédent rallye Pékin-Paris en deuxième position, toujours dans une Chrysler-1929.

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PHOTO @CLAUDEPETROLESI

Au fur et à mesure que les automobiles passaient sous l’arche de l’arrivée, on pouvait observer sur certains véhicules les stigmates d’une course sans concession, avec des étapes à la fois très longues et très dures. Un vrai challenge pour les voitures et pour les hommes et une aventure humaine passionnante. A quelques mètres de l’arrivée, des automobiles peinaient à rejoindre l’arche « finish ». Certaines se déplaçaient lentement, le capot moteur ouvert où de la fumée s’évacuait, d’autres en panne étaient entre les mains de « secouristes » de l’organisation. C’est à croire que pour une bonne majorité des équipages, il ne fallait pas une étape supplémentaire.

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On pouvait également remarquer un grand nombre de pilotes se congratuler, fiers et heureux d’être arrivés place Vendôme et surtout au bout d’une aventure humaine sans commune mesure. Le Pékin-Paris est de nos jours considéré comme le rallye raid le plus long et le plus difficile que l’on puisse réaliser en voiture ancienne !

Bravo à tous ces « fous du volant », bravo aux organisateurs qui ont su rendre cette course aussi passionnante qu’enivrante. Souvenez-vous de cette célèbre phrase du prince Scipione Borghese qui déclara au journal parisien Le Matin : « Ce qu’il reste à prouver aujourd’hui, c’est si un homme qui possède une voiture peut effectivement faire tout ce qu’il veut et aller là où il veut. Y aurait-il quelqu’un pour entreprendre cet été un voyage en automobile de Pékin à Paris ? ». Voilà comment a débuté une course qui deviendra légendaire.

 En ce dimanche 17 juillet 2016, la place Vendôme avait sorti sur le pavé ses bijoux livrés à la foule sous le plus beau soleil d’été.

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Tags : BentleyChrysler 75FORDMercedesporscherallye Pekin ParisVOITUREVolvo
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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