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Monsieur vintage a essayé la VW Coccinelle cabriolet couture 1.4 TSI 150 durant un long week end estival. Autant vous avouer que cette rencontre nous a transposé directement dans une galaxie de bonne humeur.

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VW transforme enfin l’essai. En 1998, la marque allemande a été la première à déclencher sur le marché automobile l’engouement du néo rétro, vintage ou revival avec la New Beetle, marché qui devenait de plus en plus maussade pour ne pas dire triste. L’automobile avait perdu toute notion de plaisir, de fun et implicitement, le conducteur n’était plus qu’un androïde qui ne réfléchissait pas et avançait sans savoir dans quoi il roulait. Bref, retrouver du plaisir, de la joie et surtout des repères, c’est un peu le concept des ces voitures néo rétro.

Au cinéma, on appelle cela « remake » le fait de rééditer un film dont l’histoire a déjà été portée à l’écran. Mais on sait depuis, par expérience, que le pari n’est jamais gagné d’avance ! Perpétuer un mythe, tout en le dépoussiérant afin de le mettre au goût du jour, est un exercice pas toujours facile !

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Alors qu’en est-il de cette nouvelle Volkswagen-Coccinelle-Cabriolet, sorti en 2013, qui accentue ses origines avec le célèbre « Kafer » ? Le premier point qui m’interpelle, c’est son nouveau nom de baptême en France, exit New Beetle, bonjour Coccinelle ! Le constructeur allemand ne laisse aucun doute sur ses intentions en réaffirmant son identité et ses origines en fonction des pays de diffusion.

Lorsque j’ai récupéré la VW Coccinelle cabriolet couture 1.4 TSI 150, (La Couture est la version la plus couteuse de la collection série spéciale Coccinelle où elle côtoie les versions : Origin, Club et GT Cox), j’ai entamé le tour du propriétaire, pris mon temps, savouré cet instant et naturellement, je suis tombé sous le charme. Cette auto qui réinterprète un héritage classique privilégie le plaisir intemporel de la décapotable. J’ai compris que ma journée allait bien se dérouler. Que dis-je ! Mon week-end tout entier.

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Esthétiquement craquante, campée sur ses quatre roues, elle se présente ramassée presque frondeuse jouant les belles de jour avec ses phares ovoïdes cerclés de chromes et « cilés » de Led. On remarquera que certaines rondeurs de la précédente version ont été gommées. Elle repose sur une ligne tendue, un profil baissé et se pare d’un pare-brise court et vertical  façon hot rod. Capotée, cette nouvelle version fait office de modèle à part entier transpirant déjà une vraie personnalité.

C’est clair, la Coccinelle joue à fond la carte de la filiation avec ses ancêtres. Elle semble plus musclée, plus mature, plus rassurante et du coup, elle cible un public plus mâle que la précédente New Beetle. C’est indéniable !

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En ouvrant la portière du conducteur, on découvre une ambiance, où la nostalgie ne s’exerce pas au détriment de la qualité. Le cockpit ne manque pas de références directes avec l’histoire de la Cox, comme les compteurs circulaires ainsi que la boîte à gants. Badgé Couture, le bandeau du tableau de bord laqué marron foncé assorti à la couleur de la carrosserie est du plus bel effet.

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Les sièges avant et arrière vous accueillent sur un cuir matelassé bicolore remarquable dans tous les sens du terme. Ils offrent un maintien de très bonne qualité, tant à l’avant qu’à l’arrière. Si on s’intéresse aux places arrière qui ont l’avantage d’avoir une assise creusée, il faut bien admettre que l’espace est compté pour les jambes et les personnes de grande taille n’y trouveront pas toujours leur compte.

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Enfin, positionné devant le volant, l’ergonomie n’appelle aucune critique. On découvre une instrumentation qui tombe naturellement sous la mains ou sous les doigts sauf la commande électrique de la capote, qui, elle, est située en haut du cadre du pare-brise. Cette commande sera très utile tout au long de l’essai, tant la température extérieure de ce long week-end a atteint des sommets. Pour information, montre en main, moins de 10 secondes suffisent à cette capote en toile pour venir se replier derrière la banquette arrière, au-dessus du coffre. Rapide et pratique, la manœuvre peut s’effectuer jusqu’à 50 km/h.

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Le petit volant, n’obstruant en rien la visibilité des compteurs, reste très agréable au toucher. Il offre une bonne prise et présente un petit méplat en sa partie inférieure. On retrouve à son dos les palettes de la boîte DSG, qui tombent précisément sous les doigts.

Le système de radionavigation (Discover Media) à écran tactile est très intuitif d’utilisation, avec ses 8 boutons dédiés à une fonction bien précise (Radio, Navigation, Téléphone…), qui évitent de revenir en permanence au menu principal. On apprécie par ailleurs la possibilité d’avoir un rappel de l’itinéraire au milieu des compteurs, évitant ainsi de détourner l’attention en conduisant.

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Alors, contact et découvrons cette joyeuse voiture motorisée du 1.4 TSI 150 cv accouplée à la boîte automatique DSG7.

Pour rappel : le 1.4 TSI 150 perd 10 chevaux par rapport à l’ancien mais offre une belle compensation : 19 g de CO2 en moins par km, qui ramène le malus de 1 600 € à 0 €.

La boîte DSG à double embrayage compte 7  rapports, et offre 2 modes de conduite : un mode « Normal » (levier en position D) et un mode « Sport » (levier en position S).

Je décide de garder actif le bouton Start/Stop qui est une petite merveille et qui répond de façon quasi instantanée. Vraiment très agréable et également très discret, on l’oublierait presque. J’appuie sur le bouton start engine Stop (système démarrage sans clé ou Keyless Access), les quatre pneus montés sur des jantes en alliage léger 18’’ ‘Twister’ défient le bitume, la voiture est lancée sous un silence de cathédrale.

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Premier constat : le plaisir de conduire avec une bonne prise en main et une voiture rassurante. Deuxième constat : cette version de la Cox rend un couple à faire blêmir tout les inflexibles du mazout. Elle offre une grande souplesse d’utilisation, ne rame pas à l’accélération et les vitesses s’enclenchent automatiquement dès que les 6 000 tr/mn sont atteints. C’est du billard tellement c’est facile. C’est fluide, sans à-coup et très rapide. En mode Sport, une plus grande latitude est laissée au conducteur et ce dernier pourra s’amuser avec les palettes au volant qui offrent des passages de vitesse fulgurants, si ce n’est immédiat. Vraiment bien cette boîte DSG ! Elle convient à merveille à ce cabriolet.

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Le châssis est rigide, même s’il enregistre quelques vibrations à bas régime. Pour ce style de cabriolet, c’est presqu’un sans faute. Certains trouveront toujours quelque chose à redire, comme le train avant pas toujours aussi précis ou incisif que celui de la Golf. Voilà, c’est dit, le mot est lâché, ce n’est pas une Golf !

Essayer un cabriolet, c’est aussi se faire un plaisir ; alors, nous allons en profiter un maximum. Tout au long de notre balade estivale, on n’a pas hésité un instant à la confronter à la ville, aux routes nationales et bien entendu à une portion d’autoroute. Elle s’en sort bien avec un excellent comportement routier, une belle agilité, une direction précise, elle est réellement « bluffante » de qualité.

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La consommation : si Volkswagen annonce 6.2L/100kms en cycle mixte nous avons plutôt constaté presque 8L/100kms sur ce type de parcours, ce qui reste encore raisonnable compte tenu de l’agrément offert par le moteur. Sur autoroute entre 120 et 130km/h, la consommation se stabilise aux alentours de 6.9L/100kms, permettant des espaces assez longs avant d’aller à la pompe.

Bardée d’un équipement pléthorique, on distinguera le Pack B-Classy Couture dans lequel on retrouve le Keyless Access, le Système Navigation & Infotainment ‘Discover Media’ avec écran couleur tactile 6,5’’. Tandis que le Pack B-Urban est composé de l’aide au stationnement avant/arrière, du Car-Net ‘App-Connect’ avec port USB compatible Apple , des rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement et de la climatisation automatique ‘Climatronic’ bi-zone. Et le Pack ‘Couture Exclusive’ propose une sellerie en cuir fin ‘Cool-Nappa’ sur des sièges chauffants, des tapis de sol textile à l’avant et à l’arrière avec ganse spécifique, des surpiqures spécifiques sur le volant, le frein à main et le pommeau de vitesse et pour finir des seuils de portes en aluminium ‘VW Exclusive’. Vous voyez, rien ne manque et certainement que j’en oublie ! (si c’est le cas cliquez ici)

La capote en toile de bonne facture isole parfaitement le véhicule des bruits ambiants ainsi que des quelques petites averses venues nous annoncer qu’après la pluie vient le beau temps. Dès le premier rayon de soleil, il est impensable de rester sous la toile. Alors, on actionne le bouton qui permet un rabat de la capote de façon électrique et c’est le bonheur. Notre version qui disposait d’un Système audio Fender d’une Puissance de 400 W (option à 765 €) nous a rendu la vie encore bien plus agréable.

Si je dois apporter un ou deux bémols, ce serait à propos de l’ouverture du coffre dont l’étroitesse est incommodante. Le coffre atteint un petit 225 dm3 mais la banquette arrière est malgré tout rabattable. En ville et capoté, le petit gabarit de la lunette arrière diminue la visibilité et rend la tâche un peu compliquée pour les créneaux.

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La Coccinelle cabriolet 1.4 TSI 150 a rendu une copie de haute couture, tant sur le plan du confort que de la motorisation (un moteur plein à tous les régimes) ). Un vrai régal ! Son effet auprès des gens est sans relâche et immuable.

En conclusion : pour le look et l’ambiance, ce cabriolet place la barre très haute. On replonge avec une belle complicité dans un univers vintage qui nous ravit. Volkswagen a réussi son pari avec cette nouvelle version de la Cox : nous redonner du plaisir !

Monsieur Vintage est tombé sous le charme.

Tarif : 34 600 €

Fiche technique

MOTEUR
Cylindrée : 1.4L 4cyl. inj. directe turbo
Puissance : 150 ch à 5000 tr/min
Couple : 250 Nm à 1500 tr/min
Transmission : Automatique
PERFORMANCES
Vitesse max : 201 km/h
0 à 100 : 9.1 s
CONSOMMATION
Consommation (constructeurs) 6.8/5.1/5.7 l/100
Autonomie : 801 km
CO2 : 130 g/km
DIMENSIONS
Poids à vide : 1452 kg
Dimension(L/l/h) : 4.28/1.81/1.49
Réservoir : 55 l
Volume coffre : 225 l
Pneumatique : 215/60 R 16

Crédit photos : Monsieur Vintage

Tags : cabriolet coutureEssai VWvoiture vintageVolkswagenVW Coccinelle
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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