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Incontournable du cinéma fantastique, »Les dents de la mer » fête ses 40 ans aujourd’hui. Il est impossible d’effacer de sa mémoire certaines images de ce film culte .

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Le 20 juin 1975, 40 ans déjà, le cinéma découvre ou redécouvre un genre nouveau, un genre qui effraye : le cinéma d’horreur. Un jeune réalisateur de 28 ans déboule avec sous le bras un film qui va devenir un phénomène mondial et un film culte. Le deuxième long métrage de Steven Spielberg s’intitule « Jaws » ou « Les dents de la mer » en France. Jaws est avant tout un grand succès dans les librairies. Spielberg sent la bonne histoire, celle d’un requin et des hommes bien décidés à traquer le prédateur. Il réalise le film qui va remporter un succès inespéré, engrangeant 470,7 M$ au box-office international. ENORME pour l’époque !

On se souvient déjà qu’en 1971 Spielberg nous avait prévenu qu’il manipulait très bien l’art du suspense avec un téléfilm choc « Duel ». Alors que dire de « Jaws » ? A en croire le réalisateur, le tournage fut un vrai cauchemar, remettant même en cause le fait de continuer dans cette voie. Mais la persuasion lui a donné raison de poursuivre dans cet univers.

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Pourquoi un vrai cauchemar ? Adepte du réalisme cinématographique, Spielberg a décidé d’installer ses caméras sur l’île de Martha’s Vineyard et en haute mer plutôt que de tourner dans un bassin. Autant vous l’annoncer tout de suite, cela va être un cumul de catastrophes : les trois requins mécaniques (150 000 dollars pièce) dont la construction a exigé 40 techniciens ne fonctionnaient pas comme prévu. Le mauvais temps s’est également mêlé de la partie. Des bateaux à la dérive ont gâché certains plans, l’embarcation sur laquelle se trouvaient les acteurs a failli chavirer et un des techniciens a failli être décapité. Bien entendu, impossible de respecter le planning car il était illusoire d’enchaîner les prises de vue à un rythme régulier. Le tournage a été prolongé et par conséquent le budget a pris une claque. Au final, le réalisation a duré 159 jours au lieu de 30 et le budget s’est élevé à 9 millions $ contre 2 initialement.

Mais cinématographiquement, le film est une réussite totale. Rappelez-vous la scène d’ouverture : la vie est belle, une jeune fille prend un bain de minuit. Soudain, elle disparaît dans l’eau, c’est le cataclysme : entraînée avec force et cruauté dans tous les sens, elle hurle, se débat, et… coule. Nous, téléspectateurs, sommes agrippés à notre siège… La musique de John Williams nous ronge les nerfs, c’est limite l’apoplexie. Voilà, le ton est donné et ce sera ainsi durant tout le film. « Les dents de la mer » a créé un vrai traumatisme chez certains qui avaient peur de se baigner dans l’océan, de crainte de se faire bouffer par un requin.

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Au générique, retenons la présence de trois grands acteurs : Robert Shaw, Roy Schreider et Richard Dreyffus et si on voulait en ajouter un quatrième… sans équivoque la musique de John Williams.

Au total, le long métrage a été rentable deux semaines après sa sortie. Il a détrôné « Le parrain » au box-office et a engrangé 470,7 millions à travers le monde. Lors de son exploitation française, « Les dents de la mer » a enregistré 6 261 062 entrées.

Tags : Les dents de la merRobert ShawRoy Schreider et Richard DreyffusSteven Spielberg
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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