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Essai FIAT 500L TREKKING 1.6 Multijet 120

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La FIAT 500L 120 TREKKING  « le baroudeur » des grands boulevards !

C’est le 9 mars 1955 que la Fiat 600 a fait son apparition au salon de Genève. C’est bien cette Fiat qui mit l’Italie en voiture. Une icône authentique, non seulement du monde des quatre roues mais un symbole de l’Italie du boum économique, qui changea radicalement la manière de vivre et les habitudes des italiens. La Fiat 600, qui a fêté cette année ses 60 ans, est sortie des chaînes de production en 1969, juste avant d’atteindre les 5 millions d’unités produites.

Alors il n’est pas loin de faire le lien entre ce modèle et celui que nous avons eu pour notre essai qui en est probablement sa digne héritière : la Fiat 500L.

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Même si elle se nomme 500, la L n’a rien à voir avec la … 500. La 500L n’est en rien un dérivé de la 500 tout court. C’est une auto à part entière. Vous ne pouvez pas hésiter entre ces deux véhicules. Si c’est le cas, votre ophtalmo vous ment depuis des siècles !

La 500L débarque sur le marché à l’automne 2012. Pour les spécialistes, elle se range dans la catégorie des monospaces compacts (modèles qui optimisent le volume intérieur et visent un usage familial. Leur longueur varie de 3,80 m à 4,30 m).

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L’extérieur : celle qui se dit « TREKKING » a la mine d’une 500L des beaux jours. Elle arbore une multitude d’effets de fausse rébellion. Si on doit la comparer au modèle/version standard, elle s’affuble d’un caractère aventureux chic négligé, presque glamour. L’aventure oui, mais celle des grands boulevards. Mais entre nous, cela lui va très bien. Sa caisse, rehaussée de 13 mm, est affublée de sabots de protection façon alu avant/arrière. Cette deux roues motrices est équipée en série de pneus mixtes  » M+S  » (« Mud and snow », c’est-à-dire boue et neige) montés sur jantes de 17 pouces,  qui n’entament pas vraiment la tenue de route mais expliquent à eux seuls la hausse du niveau moyen d’émissions de CO2, lui conférant un certain style. De mémoire, l’appellation Trekking a déjà été utilisée par la Panda.

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On peut également ajouter que la version Trekking propose un kit chrome que l’on retrouve en insert dans les protections latérales des bas de portes ainsi que sur les poignées de portes avec effet mat. Pour le reste, la ligne générale reste la même, à mi-chemin entre le break et le monospace. L’avant est égayé par cette frimousse bien sympathique. La teinte jaune « Sorrento » de notre exemplaire d’essai, contrastant avec un toit blanc et les vitres surteintées, ajoute un vrai coté joyeux à notre auto. La taille, parlons-en. La 500 L trekking arbore fièrement une longueur de 4.27 m (12 cm plus long que la version « normale » due aux faux gros pare-chocs), 1.68 m de haut et surtout 1.80 m de large !

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L’intérieur : C’est too much ! Modularité et habitabilité vont de  paire. Une belle impression d’espace accueille sans souci 5 passagers. La 500 L reprend l’allure rétro de la 500 avec une façade de planche de bord laquée. La couleur blanche de la planche de bord, (ça change des inqualifiables habitacles noirs de la concurrence), rappelant celle du toit est du plus bel effet ainsi le ton bicolore des sièges avant. Je sais, chez FIAT il y a toujours quelque chose à redire quant au choix des matériaux proposés, mais mon premier sentiment est plutôt positif à l’œil comme à l’utilisation, voir à la longue… L’impression d’espace se traduit réellement par une grande habitabilité, très fonctionnelle ; c’est plutôt appréciable. A l’arrière, les sièges coulissent sur 10 cm et se rabattent séparément, opération faite d’une main grâce à l’action de puissants vérins.

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Le coffre n’est pas en reste en proposant une capacité de 412 litres et même plus, 455 litres grâce à la banquette sur glissière et si on pousse le bouchon un peu plus loin, en rabattant la banquette arrière 1/3 -2/3, on obtient 1480 litres. Puisqu’on est dans le coffre, celui-ci a l’avantage de se proposer en plusieurs hauteurs afin d’offrir un plancher plat du coffre aux sièges avant. Et cerise sur le gâteau : le constructeur turinois propose une poignée intérieure à la porte du coffre afin de faciliter sa fermeture. Bien pratique, je l’avoue pour un gabarit de petite taille.

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La position de conduite : j’ai eu un peu de mal à trouver une position idéale, même si le siège se règle en hauteur. J’ai dû user bien des fois des réglages pour trouver une position correcte pour lire convenablement le compteur. À l’instar d’autres autos, le volant masque une partie du compteur et on ne voit donc pas la vitesse à laquelle on roule. Dommage non ?

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J’aurais apprécié un siège plus ergonomique afin d’obtenir un maintien latéral plus prononcé. Ce n’est pas catastrophique si personne ne modifie votre réglage. Sinon, le pare-brise plat offre une visibilité maximale, même si on est au départ un peu gêné par les gros montants des faux « déflecteurs » collés au pare-brise.

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Au niveau des équipements : la 500L Trekking se contente du minimum syndical. Dommage qu’il faille mettre la main au portefeuille pour s’équiper d’une clim automatique bi-zone, de capteurs de pluie, de luminosité et d’un radar de recul (le pack Confort se facture 650 €). La caméra de recul est à vous pour 250 € et si vous souhaitez retrouver la terre avec le GPS, c’est 500 € de plus. Je n’ai pas souvenir d’une liste d’options aussi conséquente chez le constructeur turinois. C’était plutôt les constructeurs allemands qui nous avaient habitué à cela.

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Au volant : enfin bien installé, je bénéficie d’une assise surélevée. La visibilité périphérique et vers l’arrière est excellente. Le contact mis, je déconnecte le bouton start/stop ((arrêt et redémarrage automatiques du moteur au feu rouge) pour lequel je ne suis pas un adepte. Pour l’avoir testé, il manque de promptitude au redémarrage. Tant pis pour la pollution, tant pis pour mes économie. Quel mauvais citoyen fais-je ! Globalement, je suis plutôt emballé, son comportement sur route est exemplaire, les reprises excellentes sur les rapports intermédiaires, la sixième s’enclenche après bien des kilomètres, le moteur est un poil bruyant à mon goût mais le confort intérieur patine la résonance. Bon point pour ce moteur souple qui tourne rond et ne renâcle pas devant l’effort, même si parfois, il m’a semblé un peu creux. Il procure un agrément de conduite convenable. Le couple fait le job et les 120 chevaux sont au garde à vous au cas où… La direction est précise et légère. En ville, il est également possible d’opter pour le mode « City » qui démultiplie le braquage. Pratique pour les manœuvres.

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La commande boîte est juste comme il faut, même si certains vont probablement la trouver un peu perfectible. Si je devais éventuellement m’attarder sur un point, ce serait le frein à main. À chaque fois que je l’ai manipulé, j’ai toujours eu la crainte qu’il me reste dans la main. J’aurais préféré un levier qui rassure au touché et à la prise en main. Les matériaux employés ne sont pas de bon aloi. Après quelques kilomètres, je prends réellement confiance, le freinage se montre mordant et d’une endurance correcte. La 500L Trekking rassure, même sur chaussée dégradée, la voiture ne tressaute pas. Ma copilote qui souffre du dos depuis un certain temps fut totalement conquise par son comportement. Miracle à l’italienne ! Cette voiture soigne ! Pendant mon périple, conduire sur autoroutes, routes nationales et rues en pavés de la capitale a été mon pain quotidien. Je vous conforte, elle est faite pour tout ces reliefs. Je n’ai pas osé les chemins de traverses, vous savez ces célèbres raccourcis… Ai-je eu tort ? Pour être tout à fait complet, la météo fut plutôt clémente. La Trekking n’a pas subi les affres de la pluie. Je n’ai donc pas testé les pneus « M+S » sur chaussée mouillée !

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Sous le capot : notre 500L Trekking embarque un moteur de 1598 cmm3, 120 cv, diesel turbo couplé à une boîte manuelle 6 rapports. Cette motorisation dont nous avons héritée pour notre essai s’est montrée vigoureuse et volontaire avec ses 120 CV à 3750 t/min et 320 Nm à 1750 t/min. Ce bloc allié à une boîte de vitesses bien étagée est certainement le meilleur compromis pour cette 500L Trekking. Du côté de la consommation, j’ai relevé une moyenne de 6.1 l/100 km, bien au-dessus des 4.8 l/100 km annoncés, mais probablement en ligne avec le type de véhicule.

Pour justifier son appellation « Trekking », cette version dispose de série le système « Traction + » activable jusqu’à 30 km/h. Il est conçu pour freiner la roue avant lorsqu’elle patine au démarrage. C’est aussi pour optimiser la motricité que la suspension a été assouplie et le débattement des roues augmenté. Attention tout de même : cela n’ouvre pas les portes à l’aventure tout-terrain mais uniquement sur les grands boulevards comme je vous l’ai mentionné au début de ce reportage.

Sentiment de Monsieur Vintage : La 500L ne laisse personne indifférente : on aime ou pas. Moi j’aime ! Ce monospace compact a une vraie vocation de petite familiale et cette version Trekking déguisée en baroudeuse apparaît assez réussie esthétiquement, attachante et très agréable au demeurant. La 500L Trekking présente des qualités convaincantes. Dotée d’une multitude d’aménagements pratiques, elle remporte largement les suffrages auprès des petites familles. Pour barouder, il faudrait que j’essaie la nouvelle 500X qui, elle, est pourvue effectivement de 4 roues motrices.

On aime : Style séduisant / Habitabilité intérieur / Comportement routier sur le sec très sûr

On n’aime moins : Niveau sonore / Liste des options / Position conducteur

Tarif : FIAT 500L TREKKING 1.6 Multijet 120 ch Start/ Stop avec DPF

Tarif de base : 22 800 € / Tarif du véhicule essayé : 24 900 €

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Pack confort : Climatisation automatique bi-zone, capteurs de pluie et de luminosité, rétroviseur intérieur photo chromatique et radar de recul  : 650 €

Pack Loft : Accoudoir avant, réglages lombaires conducteurs et passagers avant : 250 €

Pack sécurité : Radar anti collision et airbag aux genoux : 450 €

Navigateur GPS U-Connect : 500 €

Caméra de recul : 250 €

 Fiche technique

4 cylindres diesel turbo, 1598 cm3

120 CV à 3750 t/min

320 Nm à 1750 t/min

Boîte de vitesses manuelle, 6 rapports

Vitesse maxi : 183 km/h

0 à 100 km/h en 11.5 sec.

Poids : 1455 kg

Long./larg./haut. (mm): 4268 x 1800 x 1678

Consomation mesurée : 6.1 l/100 km

Emissions CO2 : 125 g/km (B)

Équipement de série :

  • Fermeture centralisée à distance
  • Volant réglable en hauteur et en profondeur
  • Vitres avant et arrière électriques
  • Pare-chocs de couleur
  • Direction assistée électrique Dualdrive avec fonction City
  • Cargo Magic Space (plateforme de chargement réglable en hauteur)
  • ESP (Contrôle de stabilité électronique avec ASR/MSR)
  • Hill Holder, ABS+EBD, ERM (système anti retournement électronique)
  • DST (Direction auto-adaptive)
  • Siège conducteur réglable en hauteur
  • Système Fix&Go
  • Start&Stop
  • 6 airbags, airbags rideaux, airbags latéraux avant
  • Prise 12 V
  • Banquette arrière inclinable, coulissante, 60/40 et rabattable grâce à la fonction Fold & Tumble
  • Pare-chocs spécifiques avec prise d’air intégrée
  • Baguettes de hayon et baguettes latérales chromées,finitions extérieures satinées
  • Jantes en alliage 17” – système Traction+
  • Suspensions surélevées
  • Protection de caisse avant et arrière effet aluminium
  • Autoradio avec écran tactile Uconnect CD/MP3 5” avec Bluetooth Audio Streaming commandes radios au volant
  • Climatisation manuelle
  • Pommeau du levier de vitesse et volant gainés de cuir

Crédits photos : Caroline Gervay – Monsieur Vintage

Tags : automobileFIATFIAT 500 LFIAT 500 L TREKKING
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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