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Pour sa tournée du début 2015, Stephan Eicher innove une nouvelle fois en se produisant sur scène, accompagné de ce qu’il appelle lui-même des automates.

La démarche du chanteur, auteur, compositeur suisse de se produire en public avec des « machines » n’est pas nouvelle. Dès les années 80, à ses débuts, il joue de la guitare, chante et joue du synthétiseur seul sur scène soutenu par des samplers et autres séquenceurs. En 2015, il n’est donc pas étonnant de le retrouver entouré d’automates.

Il déclare à Télérama : « Il y en a sept. Je commande une partie d’entre eux à l’aide d’un pédalier et une autre avec ma guitare : le système de boucles déclenche les machines pour leur dire ce qu’il faut faire. J’ai commencé avec un orgue d’église en bois à la maison. Mais c’était trop nostalgique, alors j’en ai fait construire un. Le son est spectaculaire ; il y a davantage de possibilités que sur un orgue classique : je peux moduler, pousser le vent, le garder, le compresser. J’ai travaillé avec mon ami musicien et magicien Reyn Ouwehand pour voir comment je pouvais tout diriger pour que ça ait l’air léger et joueur. »

Même s’il est toujours prêt à se servir des dernières technologies, ce n’est, chez Stephan Eicher, jamais une posture ; il est aussi capable d’innover en jouant accompagné d’instruments à vent anciens. Il aime aussi parfois retourner « aux racines » en s’entourant de pianos et de guitares acoustiques.

Toujours accoquiné avec le romancier Philippe Djian qui lui écrit des textes à la mesure de sa voix si particulière, Stephan Eicher est dans le paysage musical francophone un artiste puissant qui perpétue son art sans concession, contrôlant efficacement les effets du succès. Vraisemblablement un des musiciens du vieux continent le plus passionnant.

 

Stephan Eicher en concert :

du 28 mars 2015 au 11 avril 2015

Théâtre Jean Arp

92140 Clamart

 

 

Tags : automatesPhilippe DjianséquenceursStephan Eichersynthétiseur
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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