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Sortie en 1965 sur l’album  Highway 61 Revisited, la chanson « Like a rolling stone » va se révéler être la plus importante de la carrière de Bob Dylan. Elle est de fait également un tournant dans l’histoire du « rock ».

Au début de cette année 1965, Dylan rentre d’une tournée en Angleterre où les relations avec son public se sont compliquées. Son passage au « rock électrique » depuis son album précédent n’est pas du goût de tout le monde. Certains fans de la première heure assistent aux concerts uniquement dans le but de huer Dylan. Mais l’ouverture au rock lui fait gagner un nouvel auditoire et ses disques rencontrent toujours un grand succès.

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Le texte de « Like a rolling stone »  est tiré d’un long poème de dix pages. Dylan déclare : « je ne pensais pas en faire une chanson, mais un jour, je me suis retrouvé au piano chantant « How does it feel »… ». Au début, c’est une valse qui se transforme en 4/4 (non, ce n’est pas une voiture…). Le producteur Tom Wilson et Dylan réunissent en studio à la mi-juin 1965 quelques musiciens dont Mike Bloomfield et Al Kooper. Comme souvent, Dylan chamboule les règles. Il demande à Al Kooper qui est guitariste de se mettre à … l’orgue et de monter le son.

L’enregistrement se déroule sans que les musiciens soient réellement au courant des schémas du titre. Le texte est d’un format « élastique », Dylan ajoutant, ou pas, un couplet en fonction des prises sans prévenir personne !

Ce « flottement » peut se deviner à l’écoute de la version définitive qui est la seule sur une trentaine que Dylan terminera.

Le texte parle d’une jeune femme que Dylan nomme dédaigneusement « Miss lonely », qui a eu son heure de gloire avant de connaître la déchéance. Le regard que lui porte Dylan n’est pas particulièrement tendre. On sent chez lui ce sourire en coin qui brouille à chaque fois les cartes.

Extrait :

Once upon a time you dressed so fine

C’était un temps où tu étais si bien habillée

You threw the bums a dime in your prime, didn’t you ?

Tu jetais une pièce aux clochards du temps de ta splendeur, n’est ce pas ?
People’d call, say Beware doll, you’re bound to fall
Des gens te disaient fais attention poupée, tu tomberas un jour
You thought they were all kiddin’ you
Tu pensais que tout le monde te faisait marcher
You used to laugh about
Tu avais pour habitude de sourire de tout cela

Everybody that was hangin’ out
De tous ceux qui traînaient dehors
Now you don’t talk so loud
Maintenant tu parles moins fort

Now you don’t seem so proud
Maintenant tu ne sembles pas aussi fière
About having to be scrounging for your next meal
D’avoir à mendier pour ton prochain repas

How does it feel
Que ressent-on
How does it feel
Que ressent-on
To be without a home
Quand on est à la rue
Like a complete unknown
Comme un parfait inconnu
Like a rolling stone ?
Comme une pierre qui roule ?

Bob_Dylan 2010

 

« Like a Rolling Stone » est parue en single le 20 juillet 1965. En dépit de sa longueur, le double du maximum admis par les radios à l’époque, cette chanson va rapidement squatter les charts américains. Elle y restera durant trois mois et atteindra la deuxième place, derrière « Help » des Beatles.

Enregistrée ou reprise sur scène par un nombre incalculable d’artistes : Judy Collins, U2, Cher, Johnny Winter, Green Day et les Rolling Stones entre autres, ce titre a transcendé les limites et a changé la face de la « rock music ».

Le magazine « Rolling Stone » placera en 2004 le titre de Bob Dylan n°1 dans son classement des 500 meilleures chansons de tous les temps… C’était la moindre des choses !

La vidéo : « like a rolling stone » concert de Bob Dylan avec… les Rolling Stones ça ne s’invente pas !


Tags : Al KooperBeatlesbob dylanBringing It All Back HomeHighway 61 RevisitedMike Bloomfield
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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