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Le 18 janvier 1964, les Beatles achèvent une tournée de 41 dates par 18 jours de concert à l’Olympia à Paris en première partie de Sylvie Vartan et de Trini Lopez. Tout le monde pense que c’est là leur première prestation en France.

Eh bien non ! Trois jours avant, les Beatles ont joué à Versailles au cinéma Le Cyrano. Rien de bien étonnant en fait car la France de cette époque est extrêmement pauvre en salle de concert. L’arrivée du « rock » va mettre en évidence ce manque de structures. Il faudra hélas attendre le début des années 80 pour voir les choses s’arranger. Des années 50 aux années 70, le Cyrano de Versailles servira souvent d’antichambre à l’Olympia. Des artistes divers et variés s’y produiront avant d’affronter la mythique salle parisienne : Brassens, Hallyday, Aznavour…  Mais c’est le 15 janvier 1964 qu’elle entre dans l’histoire du rock en devenant la première salle de France à accueillir les Beatles.

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Le programme de l’Olympia

Cette salle de cinéma ouvre en 1928 rue Rameau à Versailles. Versailles, ville ô combien historique, se lance aujourd’hui dans une politique de rénovation des deux salles de cinéma de son territoire : Le Cyrano et le Roxane. Ces salles vont être agrandies et mises aux normes d’accessibilité. Soyons honnête, la ville royale n’attendait pas après la venue des Beatles ou de Sylvie Vartan pour se faire mondialement connaître. Selon le maire François de Mazières «Cette opération exceptionnelle, permettra de requalifier un patrimoine auquel les Versaillais sont très attachés, d’enrichir et de diversifier notre offre culturelle de proximité».

Soyons joueur : imaginons un peu quel type de spectateur a pu se déplacer le 15 Janvier 1964 pour assister à un concert des Beatles dans un cinéma de Versailles ? Et combien d’entre eux ont eu conscience d’assister à un événement planétaire ?

 

 

 

Tags : AznavourBeatlesBrassensCyranoHallydayolympiaSylvie VartanTrini LopesVersailles
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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