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Vinyle : Un label américain lance sa propre usine de pressage

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Nous revenons cette semaine sur le retour en fanfare du vinyle. Il n’y a pas un mois où la galette ne fait pas parler d’elle. Il y a quelques jours, nous vous évoquions la demande toujours accrue de ce support et en même temps, le souci que rencontraient les maisons de disques à ne pas pouvoir répondre à la demande.

Le fait que les usines manquaient de machines à presser, ces entreprises n’ont pas su anticiper le phénomène. Le label américain Fat Possum a décidé de prendre le « taureau par les cornes »  en lançant sa propre usine « Memphis Record Pressing ». Le fondateur Matthew Jonhson expliquait au magazine Bilboard : « Je suis fatigué de toute cette merde. Je déteste ce business, ça devient dur. Si je veux m’asseoir, j’ai l’impression qu’il faut que j’abatte un arbre, que je le découpe en morceaux et que je fasse une chaise – c’est ridicule. Avant, on ne s’inquiétait pas de la fabrication. Maintenant, oui. » 

Pour obtenir des vinyles d’une des plus grosses usines de pressage, il faut attendre au moins 5 mois, alors qu’avant 7 semaines suffisaient.

Johnson a donc acheté 9 presses destinées à la ferraille pour le prix de 100 000 $ alors que le prix d’une machine est estimé à 60 000 $. Il pense que ces presses pourront produire de 7 000 à 14 000 albums par jour.

L’objectif supplémentaire de « Memphis Record Pressing » est de « presser » aussi pour d’autres labels, comme ceux travaillant avec la filiale de Sony RED Distribution, qui a aidé à financer l’usine.

Matthew Jonhson n’est pas un businessman à proprement parler. Son premier souhait était de réduire le temps de fabrication, de distribution et répondre à la demande. Maintenant que tout se fera en interne, c’est chose faite.

Tags : disque vinyleFat PossumMemphis Record PressingSony RED Distributionvinyle
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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