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Excusez du peu mais nous parlons probablement d’une des marques les plus emblématiques de l’histoire de l’automobile… de compétition, l’essence même de l’auto de course. Cet anniversaire tombe à pic puisque cette année, la marque au trident bat des records de vente.

Maserati-Quattroporte_trident

Lorsqu’on évoque Maserati, on entend déjà un vrombissement sonore grave et caverneux. Cette sonorité ne peut être dissociée aux lignes ou aux courbes qui flirtent avec l’art. Qu’elles soient douces ou agressives, on est toujours dans l’art. Maserati a su et sait encore asseoir une carrosserie sur des roues. Certains évoqueront un art à l’italienne comme la dolce vita, d’autres celui de la course et de la compétition. Pour ma part, Maserati, c’est le charme et la compétition réunis, la signature des grands. Rouler en Maserati, ce n’est pas un rêve de « pauvre » mais de passionné.

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Un peu d’histoire : une entreprise née du rêve d’Alfieri Maserati, mécanicien ayant une passion pour les moteurs, qui s’associe avec ses frères Ettore et Ernesto. Ils créent ensemble la «Società Anonima Officine Alfieri Maserati» le 1er Décembre 1914 à Bologne en Italie. L’emblème de la marque est le trident de la statue de Neptune qui orne la fontaine de la Piazza Maggiore, associé aux couleurs de la ville de Bologne : le rouge et le bleu.

Maserati Bora
Maserati Bora

La première voiture arrive sur le pavé  en juillet 1921 et le triomphe ne tarde pas à venir. En septembre de la même année, Alfieri remporte la course Susa-Moncenisio. C’est  le premier succès en course signée par la marque au trident. La Maserati recueille un succès continu en compétition contre des rivaux tels que Ferrari et Alfa Romeo. C’est au volant d’une Maserati 250 F que Juan Manuel Fangio gagne le championnat du monde en 1957. Mais juste avant, même bien avant, Maserati signe un exploit :  le record du monde de vitesse en 1929.

Maserati Mexico

Maserati a connu  son heure de gloire avec les emblématiques modèles des années 60 : Ghibli, Mistral, Quattroporte, Mexico… En 1968, la firme au trident passe sous le contrôle de Citroën à qui il fournit un fragile moteur six cylindres de la SM. Mais, au milieu des années 70, Citroën, au bord du précipice et victime de l’insuccès de la SM, dut abandonner la firme italienne à son sort. Celle-ci végètera de reprise en reprise. Elle passera même sous la houlette de l’américain Chrysler (!) dans les années 80. Enfin, en 1993, c’est Fiat qui reprendra son destin en mains. Après bien des errements, la marque est regroupée depuis 2006 dans un pôle commun avec Alfa Romeo, la firme  milanaise reprise elle-même par Fiat en 1986.

Maserati Sebring
Maserati Sebring

Comme les grands constructeurs de voitures de sport, Maserati n’a pas failli à la règle puisqu’elle a traversé des périodes économiques très tourmentées. La  disparition de la marque au trident a souvent été évoquée.

Aujourd’hui, en pleine renaissance, la marque semble a priori bien partie pour atteindre son objectif de ventes annuelles de 50.000 véhicules en 2015, 75.000 en 2018, contre à peine 6.300 en 2012 et 15.400 en 2013. Rivale notamment des Aston Martin, Jaguar, Porsche, Maserati espère livrer environ 35.000 voitures cette année, dont près de 500 en France. La marque italienne de voitures sportives et luxueuses a en effet multiplié les nouveautés à un rythme effréné. Elle s’apprête à lancer un très attendu « SUV » baptisé Levante, fin 2015, qui sera assemblé en Italie alors qu’une production aux Etats-Unis avait été initialement envisagée.

Maserati Quattroporte
Maserati Quattroporte

La Quattroporte et la Ghibli ont pour lourde mission de rétablir la crédibilité d’une marque aux véhicules, certes toujours marquants, mais historiquement fort capricieux et très délicats.

La  marque italienne vend aujourd’hui 40% des voitures aux Etats-Unis et 27% en Chine. Clairement, le  « SUV » Levante vise l’Amérique du nord et l’Asie-Pacifique. Celle qui était une petite entreprise locale est devenue une société internationale, présente dans 43 pays avec plus de 300 distributeurs (19 en France).

La firme au trident, dont les prix oscillent entre 68.000 et 154.000 euros pièce, vient de dépasser la profitabilité de Ferrari, à 13,8% de marge (au troisième trimestre). Plus que BMW et Audi !

Longtemps endormie, Maserati se réveille.

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Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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