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L’essai d’un scooter nous renvoie automatiquement au moyen de transport le plus ludique, économique et surtout le plus naturel adapté aux grandes agglomérations. Aujourd’hui, c’est Peugeot, l’un des plus grands constructeurs au monde du déplacement, qui nous confie l’essai d’un deux-roues, en l’occurrence le nouveau scooter Django.

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1er essai réalisé par Claude PETROLESI

Peugeot et le monde du deux-roues motorisé, c’est une histoire d’amour qui dure  depuis plus d’un siècle. Pour aujourd’hui, le constructeur au Lion nous propose de faire un bond de 60 ans en arrière et plus précisément en 1956. Peugeot a le droit à sa part de gâteau vintage en toute légitimité. 

10 ans après la seconde guerre mondiale, le monde est à la recherche de liberté et d’espérance. Le scooter fait partie de ces ingrédients dont nos villes ne tarderont pas à être saupoudrées. Cette période prolifique sera le starter pour Peugeot afin de proposer son premier scooter doté d’un caractère bien trempé et bien pratique.

Symbole de liberté et d’élégance à la française, c’est de ce scooter que les  designers se sont inspirés pour dessiner la silhouette de son successeur : le scooter Django qui se définit comme un deux-roues néo-rétro qui n’est pas sans rappeler les mythiques Peugeot S55/S57. Pour le nom Django, on peut très bien imaginer une référence à Django Reinhardt, guitariste de jazz  éminemment  célèbre du 20ème siècle. Mais je ne suis pas certain qu’une référence à Quentin Tarantino et autres cowboys de série B soit de mise. Mais laissons cela aux hommes et femmes du marketing qui probablement nous dévoileront un jour le secret … si secret il y a.

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A l’instar d’autres constructeurs, Peugeot ne réécrit pas l’histoire mais la continue. C’est une histoire de style, d’élégance et de raffinement. Puisque nous sommes dans le style et bien parlons en : Django se situe entre la tradition et la modernité ; rien n’a été laissé au hasard. Les Django de notre essai sont les versions 125 cm3 Évasion et Sport. Sincèrement, ils sont irrésistibles. Le constructeur a su réemployer ou réintroduire tous les ingrédients « plaisirs-ludiques » des années 50. La carrosserie me transporte directement dans la période 50/60 où on ne lésinait pas sur les volumes profilés.

La version Évasion: La couleur bi-ton sur base crème (Milky White) contraste avec un rouge acidulé. Les pneus sont à flancs blancs, les jantes blanches à œillets, le porte-bagage avant chromé, le petit saute-vent transparent, le compteur incluant une sérigraphie rétro, une surface galbée, une aiguille courte. Les repose-pieds passager sont intégrés dans la carrosserie. Pour finir, des chromes savent se faire discrets et clôturent cette élégance.  Pour la modernité, ce Django propose de nous asseoir sur une selle biplace matelassée, noire à jonc blanc et coutures grises du plus bel effet. Sous la selle,  on peut ranger sans souci un casque et d’autres objets. Juste au-dessus du plancher plat antidérapant, on découvre deux astucieux vides poches verrouillés à clés. L’un propose une prise 12v pour recharger son Smartphone, l’autre l’ouverture du réservoir à essence. Pour la sécurité : tout d’abord des rétroviseurs 3D à coques alu satiné et cerclage chrome, puis un éclairage full LED  et surtout un système de freinage intégral Synchro Braking Concept « SBC » répartissant le dosage simultanément sur les roues AV et AR est disponible de série sur les cylindrées 125 et 150. C’est un vrai régal et je me permettrai presqu’une « assurance tout risque » sachant que le risque zéro n’existe pas. Le petit plus… un kick pour démarrer Django en cas de batterie à plat ; ça aussi c’est rétro !

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La version Sport : Peugeot fait très fort en nous prêtant pour notre essai, un Django dotée d’une couleur bleu France « REMARQUABLE » qui lui va comme un gant. Une autre couleur est proposée, tenez vous bien… Argent satiné !  Toutes ces couleurs sont osées, mais comme cela fait du bien… Enfin de la couleur !!! On vit, on respire. En matière d’équipement la version Sport est plus dépouillée que l’Évasion. En dotation, des Pneus classiques à flancs noir, des Jantes alu,  Selle monoplace  plus une selle passager (à monter, livrée avec le scooter), une poignée arrière chromée, une coque passager avec bosselages antidérapants, une déco sport avec plaque n°,  un freinage intégral SBC et une  signature lumineuse.

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Et maintenant si on roulait… Au guidon, malgré une garde au sol assez basse, le scooter est ultra maniable. C’est un poids plume. L’amortissement n’est pas trop ferme et absorbe les particularités de la route sans problème. Django est plutôt vif et propose une stabilité sans faille. Le groupe propulseur est un 125 cm3 refroidi par air et fabriqué par Sym (Taiwan). Les 10 cv dont ce moteur dispose peuvent paraître légers mais à l’usage, ils se montrent volontaires car cette cavalerie vous fait vite atteindre une vitesse honorable pour circuler dans de bonnes conditions. Le rapport poids/puissance est plutôt à son avantage. Le freinage SBC est très rassurant. En tant que motard, j’ai eu du mal au départ à me dessaisir du frein avant (levier main droite), mais assez rapidement, vous pouvez jouer uniquement du levier gauche qui, lui, répartit le freinage avec une grande efficience.

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Pour conclure, en plus d’être un joli scooter, le Django est un vrai scooter bourré de qualités même si certains lui reprocheront l’oubli de l’ABS et probablement un petit manque d’énergie au démarrage. Ne soyez pas surpris du regard des badauds, c’est un arrêt sur image sans fin. Même côté tarif, Peugeot Django fait dans le rétro. Lisez bien, les prix s’échelonnent entre 2 999€ et 3 499€. Si ça ce n’est pas populaire, alors les bras m’en tombent !

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Peugeot propose sur internet un configurateur « DJANGO ID ». Il permet d’aller très loin dans la personnalisation de son scooter, pas moins de 177 combinaisons de coloris, 3 types de rétroviseurs, 7 finitions de selle, 2 finitions de joncs de carrosserie et des accessoires …ouf. Ce sont pléthore de personnalisation qui s’offrent à vous pour quelques centaines d’euros supplémentaires.

Fiche technique Django 125 cm3

Moteur : monocylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 2 soupapes / Cylindrée : = 124,6 cm3
Puissance maxi : 10,2 ch à tr/mn / Mise en route : démarreur électrique ou kick
Alimentation : carburateur / Embrayage : centrifuge
Boîte : variateur / Cadre : tubulaire acier
Suspension av. : fourche télescopique/ Suspension ar. : mono-amortisseur réglable,
Frein av. : disque ø 200 mm, 3 pistons /Frein ar. : disque ø 200 mm, 1 piston
Pneu av. : 120/70 x 12; ar. : 120/70 x 12 / Réservoir essence : 8,2 litres
Longueur : 1945 mm / Hauteur de selle : 770 mm
Poids à sec : 127 kg

2 ème essai réalisé par Philippe PILLON : second essayeur 2 roues pour Monsieur Vintage

Après avoir découvert le Django sur le dernier Mondial moto de Paris, j’étais impatient de monter à son bord, avec quelques appréhensions liées à la fabrication : chinoise et à la crainte de tomber sur une mauvaise copie de Vespa. Au premier coup d’œil, le nouveau scooter Peugeot rassure. Belle présentation, proportions équilibrées, look vraiment accrocheur sans oublier la selle : longue, large et accueillante. Une fois installé et malgré mes grandes jambes je me suis senti tout de suite à l’aise. Le Django est envisageable d’1m50 à 1m90, avec une bonne place laissée aux jambes entre le tablier et la selle.

scooter-peugeot-django-45Plutôt épuré mais fonctionnel, Peugeot propose là un scooter pratique avec un compteur gradué jusqu’à 120km/h simple mais complet. Tout le nécessaire est capté d’un simple coup d’œil ; température extérieure, heure, trip journalier, trip total, niveau d’essence, vitesse et indicateur de réserve. A noter pour les parisiens que le Django dispose également d’une position « feux de détresse » actionnable depuis le guidon droit, pratique pour remonter les files du périphérique. Face aux jambes : 2 compartiments. Celui de gauche abrite le bouchon de réservoir alors que celui de droite propose un vide-poches équipé d’une prise 12 volts.. Entre les deux ; une attache pour sac ou casque rétractable. Bonne ergonomie de pilotage, tout tombe facilement sous la main sauf pour les plus petits qui seront obligés de déplacer un peu la main gauche pour bien accéder aux commandes : feux de route, clignotants et klaxon. La prise en mains est rapide et met rapidement en confiance. Sous la selle, vous pourrez placer un casque jet (un intégral ne rentre pas) et des gants ou autres accessoires. Le démarrage est électrique mais la marque au lion a installé un kick sur l’arrière gauche, qui souligne davantage le côté vintage de l’ensemble. Un côté vintage équilibré par des notes contemporaines, comme le « U » éclairé de plein jour qui encadre le lion de la marque à l’avant du scooter.

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Le Django dispose de 2 béquilles : centrale et latérale, facilement rétractables. Le freinage couplé SBC est simplement excellent et rassurant (équilibré automatiquement entre l’avant et l’arrière dès qu’on actionne le frein gauche). Les tenues de route et de cap sont bonnes, avec une prise d’angle facile dans les courbes et la maniabilité est bluffante. Le Django se conjugue également à deux puisque le passager est très à son aise assis derrière le pilote. Repose-pieds rétractables placés sur l’avant, barre de maintien située derrière le passager, selle large et confortable sans oublier le top-case avec dosseret sur la version « haut de gamme » : Allure.

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Seules ombres au tableau après une semaine passée au guidon de ce nouveau Django : le bouchon de réservoir, pas très pratique quand on est  à la pompe et l’amortissement. Ce dernier est trop dur sur routes abimées et gagnerait en confort s’il était plus souple. Quant au look et aux couleurs, c’est un feu d’artifice ! Fini la morosité des scooters urbains habillés de gris ou de noir, avec le Django vous ferez un choix festif qui attirera tous les regards, on a pu le constater avec notre essai sur les versions Evasion et Sport que nous avons testées. Tous les regards se tournent vers ce nouveau scooter qui rappelle indéniablement les Peugeot et Vespa des années 60. Un pari semble t-il gagné pour Peugeot, qui propose avec Django un produit néo-rétro réussi, avec des ailes arrières à l’ancienne qui contribuent beaucoup à la réussite du design, des pneus à flanc blanc, une vraie « gueule » et une consommation réduite : 3l aux 100 km. Un 2 roues urbain craquant et attachant, suffisamment dynamique, bien équilibré, qui va contre la morosité ambiante, le tout dans un prix contenu (à partir de 2 999€).

Je mettrais un 17/20 pour ce Django néo-rétro !

Les points positifs

 Le look

Maniabilité

Confort

Prix

Freinage

Les points à améliorer

Amortisseurs

Emplacement du bouchon de réservoir

Photos réalisées par Alexis PILLON
Tags : DJANGO IDEssai Peugeot DjangoPeugeot DjangoPeugeot S55/S57scooterscooter Djangoscooter peugeot
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

1 commentaire

  1. Vu le nombre de remontées qualitatives positives, venant aussi bien d’hommes que de femmes concernant ce Django, il y a fort à parier que ce nouveau scooter « revival » rencontrera un gros succès, grâce à son look et ses couleurs pétantes qui tranchent avec la production actuelle, trop morose. Merci pour votre message Aude.

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