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Si un jour on m’avait dit d’écrire un «papier» sur Brigitte Bardot, les bras m’en seraient tombés ! Car, nous sommes bien d’accord, on parle évidemment de B.B l’actrice aux 48 films et la chanteuse, celle qui est née le 28 septembre 1934 … La Femme qui a été créée par Dieu en personne !

Et bien me voilà avec mes petits doigts cognant les initiales B.B sur mon clavier blanc. Celles que Gainsbourg gravera pour l’éternité sur une chanson. Aujourd’hui, nous sommes le 28 septembre 2014 et c’est son anniversaire. Certains disent qu’elle n’était pas exceptionnelle. Elle était même assez banale, au fond. Sauf la voix, le physique, la plastique… Tout quoi!

Alors Action… Flashback … Nous sommes en 1956, le film de Roger Vadim « Et Dieu créa la femme » remporte un vif succès auprès du public, mais ce qui est le plus frappant c’est la plastique de l’héroïne, impressionnante. Celle qu’on appellera bientôt B.B, avec sa frimousse aguicheuse et boudeuse, va devenir le nouveau sex-symbol, l’un des rares à naître en dehors d’Hollywood. Elle est insouciante, délicieusement amorale et surtout anticonformiste. On peut même ajouter dans cet «album de qualificatifs» : désinvolte. Ainsi, le mythe Bardot a vu le jour. Pour son premier film, Vadim n’hésite pas à narguer ses congénères en leur divulguant les atouts de sa femme … Brigitte Bardot. Dan le film, B.B est une femme mariée, aguichante, elle ira jusqu’à dévoiler sa nudité et révéler son érotisme. Le film ne passe pas inaperçu. Tout d’abord destiné aux salles d’art et d’essai, il va très rapidement se retrouver dans les principaux canaux de distribution.

En 1957, dans «Les parisiennes», elle apparaît vêtue d’un bikini ou drapée dans une grande serviette de bain. En 1958, elle n’hésita pas non plus à s’essayer à des rôles plus sérieux avec notamment comme partenaire le grand Gabin dans le film «En cas de malheur».

En 1959, alors qu’elle n’a que 22 ans, elle rencontre sur le plateau de «Babette s’en va-t-en guerre», celui qui sera le père de son fils, Jacques Charrier. Les paparazzis vont «s’occuper» du couple comme jamais, tels des vautours s’acharnant sur leurs proies. Ils n’hésiteront pas à escalader les toits de la maternité afin de prendre des photos. C’est un véritable enfer. Le couple ne résistera pas : tentative de suicide pour Jacques Charrier, dépression nerveuse pour Bardot. Et ce n’est que le début. La vie privée de l’actrice continuera de défrayer la chronique. En 1960, elle joue sous les ordres de Clouzot « La vérité». Le réalisateur, bien connu pour ne pas être un tendre, la poussa très loin dans ses retranchements… Conséquence, bien après la fin du film, Brigitte Bardot tente de mettre fin à ses jours.

En 1962, c’est Louis Malle qui la dirige pour «Vie privée». Un peu plus tard, en 1963, on la retrouve à Capri sous l’œil de Jean Louis Godard et là c’est «LE MEPRIS». De mon propre aveu, c’est le meilleur Bardot (Paul Javal, scénariste, et sa jeune femme forment un couple uni. Un incident apparemment anodin avec un producteur va amener la jeune femme à mépriser profondément son mari.) Bardot est belle, splendide et «fantasmante». Elle est filmée à la perfection et elle joue à mes yeux le rôle de sa carrière. Et dieu sait qu’elle est méprisante !!! Capri, la mer, le ciel bleu, Piccoli, Jack Palance, Fritz Lang et un spider Alfa Roméo, excusez du peu mais ils ne font pas le «poids». C’est elle la star !

Malheureusement, il sera difficile de séparer de la presse à sensation la vie privée de la star. Autres mariages et autres amours feront les choux gras de cette presse. Elle expliquera cela à propos des hommes et de l’amour : «toute ma vie est centrée sur l’homme que j’aime, mon travail, mes loisirs, mes rêves, tout. Seule, je suis perdue.»

Jusqu’en 1973, elle tournera un film par an. On sent depuis un certain temps son épuisement à harmoniser vie privée et vie publique. Dans sa filmographie, on peut citer d’autres réalisations, notamment celle de Louis Malle «Viva Maria» avec Jeanne Moreau, ou encore celle d’Edward Dmytryk « Shalako » avec Sean Connery et enfin, une rencontre qui peut paraître sur le papier improbable : celle avec Lino Ventura sur « Boulevard du Rhum »  de Robert Enrico ; ça fonctionne à merveille. Son dernier film sera «L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise» de Nina Companeez.

Ces quelques lignes sur une femme comme Madame Brigitte Bardot peuvent paraître dérisoires, tant sa vie de star fut un théâtre ouvert aux yeux du monde. Cette femme a été aimée, adulée et vénérée comme une déesse pour ce qu’elle était mais elle a été détestée pour tout cela en même temps. C’est la complexité la plus totale du genre humain…Tout et son contraire.

Elle vit depuis un certain nombre d’années dans le sud de la France et se consacre entièrement, depuis l’arrêt de sa carrière, à la défense des animaux. S’il est vrai qu’aujourd’hui, son image de sex-symbol est «oubliée», les initiales B.B évoqueront pour toujours cette actrice extrêmement séduisante que bien d’autres pays ont enviée à la France.

Je crois qu’on n’imagine pas la chance d’avoir eu une femme et une actrice française de ce calibre… C’est tout simplement de la « Bombe ». Si les USA ont eu Marilyn, la France a eu B.B. Il y a bien longtemps qu’un rayon de soleil n’ait pensé venir éclairer notre hexagone comme l’a fait Madame Bardot.

Pour ceux qui ont oublié, Brigitte Bardot a « prêté » les traits de son visage au sculpteur Alain Aslan afin de représenter notre  Marianne nationale en 1968.

Alors, pour sa carrière et pour sa croisade animalière, elle mérite le respect.

Bob Dylan évoque Brigitte Bardot dans la chanson « I Shall Be Free » :

Well, my telephone rang it would not stop
It’s President Kennedy callin’ me up
He said, « My friend, Bob, what do we need to make the country grow » ?
I said, « My friend, John, « Brigitte Bardot, Anita Ekberg, Sophia Loren« 
Country’ll grow.

Tags : B.BBrigitte BardotchansoncinémaGAINSBOURG
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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