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Lewis "cet obscur chanteur du désir"

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Cette histoire peut arriver à n’importe qui, jeune ou vieux, talents en herbe, croyez en votre chance.

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Nous sommes en 1983 à Los Angeles. Un artiste comme il en existe beaucoup tente sa chance. Sous le pseudonyme « Lewis » on lui donne et il enregistre un album qui s’intitule « L’Amour », tout ça en mode crooner et voix suave. La chance est passée et l’album trouve refuge auprès de quelques personnes, autant dire qu’il passe complètement inaperçu et l’artiste disparaît totalement de la circulation.

Quelques années plus tard, l’album tombe entre les mains d’un collectionneur qui le découvre en brocante. C’est en l’écoutant qu’il décide de l’envoyer au label Light in the Attic qui le réédite pour la première fois depuis 31 ans. Entre temps, le Label et le photographe de la pochette du disque décident de rechercher le chanteur mystérieux. Ed Colver, l’auteur de la photo se souvenait très bien du chanteur de « L’Amour » qui s’appelle Randall Wulff. Il s’en rappelle aussi pour d’autres petites affaires d’argent, mais ça c’est une autre histoire. C’est une piste du jeu de l’oie qui s’engage : recherche auprès de la famille et des amis. On retrouve trace de quelques activités, en Europe et à Vancouver autour des années 2000 mais rien de probant qui permette de le dénicher. Enfin, le label le retrouve en chair et en os. Il a été repéré au Canada. En parallèle, la réédition de l’album connaît un vrai succès avec l’adhésion de pas mal de critiques musicaux. Randall Wulff était loin d’imaginer qu’il avait tout ce petit monde à ses trousses. Il a même refusé le chèque qui correspondait à ses royalties. Mais on sait que le label conservera cet argent bien au chaud … On ne sait jamais si un jour Randall Wulff venait à en avoir besoin 😉

Voici quelques mots de Randall Wulff  adressés à Light in the Attic : Je vous souhaite beaucoup de succès. Je ne regarde pas vers le passé. Je fais d’autres choses aujourd’hui, que j’ai mis 40, 50 ans à écrire. Je ne cherche pas à gagner de l’argent, je ne cherche rien. Je fais juste de la guitare ». Avouons tout de même que le passé a de l’avenir .

Juste au passage le label Light in the Attic a t-il remercié le collectionneur « découvreur d’anciens talents » ?

Pour information : quelques disques « L’Amour « et « Romantic times »  de Randall Wulff sont en vente sur des sites de petites annonces à des prix qui dépassent l’entendement.

Tags : label Light in the AtticLewisL’AmourRandall Wulff
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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