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À ne pas douter, la première fois que j’ai entendu Kraftwerk («station d’énergie » en allemand), mes oreilles ont bourdonné comme jamais. Cette musique hypnotico-lancinante associée à des voix métallico-psoradiques atterrissait comme un ovni dans ma tête.

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En 1974, je suis plutôt bercé par Dylan, MFSB, Roberta Flack, Clapton, Beau Dommage. Une rythmique produite uniquement par des moyens électroniques créant une sensation robotique m’interpelle plus qu’il n’y parait. Le paysage musical est bouleversé et les cartes sont redistribuées. Le son Kraftwerk, une musique entièrement technologique, apparaît à l’époque comme complètement étranger à la plupart des musiciens et des auditeurs. Qui plus est, les membres du groupe d’abord composés de Florian Schneider (flûtiste et violoniste), Ralf Hütter (pianiste et organiste), rejoint par Wolgang Flür et Karl Bartos ont un look clean et scientifique, les cheveux bien coupés très courts, le visage émacié, des vêtements bien collés au corps et des gestes mécaniques comme des automates qui accentuent le coté très mystérieux de Kraftwerk. Vous dire qu’ils sont en totale opposition à la mode de l’époque serait un euphémisme. L’avant-gardisme du groupe suscite tout de même qu’on s’y intéresse. C’est le début d’une nouvelle ère pour la musique pop.

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La popularité des quatre allemands sera traduite de façon chronologique par les albums Autobahn (1974), Radio activity (1975) Trans-Europe Express (1977) et surtout le chef d’œuvre The Man Machine (1978). Je stoppe ma chronique à cette époque car c’est à cette période que je les ai un peu perdus. Revenons à ce qui nous préoccupe, c’est à dire la chanson du jour, et ça tombe bien : comme la SNCF fait parler d’elle de façon récurrente, je vous propose d’écouter Trans-Europe Express. Le rythme implacable rappelle une locomotive vapeur lancée à pleine vitesse. Les mélodies en avance sur leur temps seront reprises ensuite par des artistes hip-hop comme Afrika Bambataa dans son hit « Planet Rock ». Les paroles sont,  un hommage à l’Europe, aux trains, mais aussi à David Bowie et Iggy Pop qui se trouvaient alors à Berlin. L’album Trans-Europe Express inspirera un certains nombre d’artistes américains qui s’en serviront pour imaginer le hip-hop et la techno. Kraftwerk est l’un des groupes les plus samplés après James Brown.

C’est bon quand c’est à donf, alors le potard volume au max et bon voyage !

Tags : AutobahnKraftwerkmusiqueRadio activityThe Man MachineTrans-Europe ExpressVintage
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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