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Et bien voici le moment de parler d’un petit bijou de chanson que j’écoutais en rentrant de l’école. Le vinyle sur la platine et « Let’s clean up the ghettos » passait en boucle pendant que je fumais une Gitane sans filtre avec un café noir. En 1977 cette chanson ne m’évoquait pas grand chose à part le fait qu‘elle était dans la continuité de ce que j’écoutais : du funk et de la soul. C’est vrai je n’avais pas gratté le premier vernis de cette ode à la contestation.

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« Let’s Clean Up The Ghetto » est aussi le nom de la compilation regroupant plusieurs artistes comme Lou Rawls, Billy Paul, Archie Bell, les O’Jays, Teddy Pendergrass et Dee Dee Sharp Gamble. Ce collectif se nommait les Philadelphia International All-Stars . La chanson phare de cet album «  Let’s clean up the ghetto » a marqué le début de l’esprit communautaire. C’est un magnifique morceau très dansant qui met en scène la communauté noire se mobilisant pour son propre salut . Ce titre est un véritable cri de guerre opportun à propos de l’éducation, du logement abordable, et de la création d’emplois qui demeurent des obstacles dominants dans de nombreuses communautés. Excusez moi nous sommes en 1977 et la ville de Philadelphie, comme tant d’autres villes des États-Unis est en proie à de très graves et importantes revendications communautaires.

Lou Rawls plaide avec sa voix grave pour « la propreté » et « la sécurité » sur la séquence de dialogue d’ouverture, suivie par chaque artiste qui donne un écho à leurs sentiments chacun à leur façon. Cette chanson exprime les préoccupations d’une minorité sans voix. Malgré son caractère alarmiste et dénonciateur, elle possède un groove extraordinaire qui ne donne qu’une envie : danser.

Tous les bénéfices de l’enregistrement sont allés vers le développement de la communauté locale de Philadelphie

Tags : chansonfunckLet's clean up the ghettoPhiladelphia International All-StarsSoulVintage
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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