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Rubin "Hurricane" Carter est mort

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Ce matin, c’est un gros chagrin qui m’envahit quand j’ai appris le décès de Rubin Carter dit Hurricane (ouragan) à 76 ans. Cet homme victime d’une des plus grandes erreurs judiciaires américaines. Une de plus vous allez me dire oui, mais une de trop. Et quelque part une des plus symboliques…Car véritable symbole de l’injustice raciale. Si son nom est associé à la boxe mais il est aussi pour cette histoire.

« Hurricane » Carter a été condamné deux fois, en 1967 et 1976, accusé du meurtre de trois blancs dans un bar du New Jersey en 1966. Le jury uniquement composé de blancs avait prononcé la peine, infligée également à son co-accusé noir John Artis. « Hurricane » Carter a été libéré en 1985, après plus de 19 ans de prison. C’est un juge fédéral  qui a annulé sa deuxième condamnation, l’estimant entachée de racisme. Son arrestation en 1966 avait stoppé nette sa carrière de boxeur.

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C’est Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, qui m’a fait connaître l’histoire de ce boxeur à travers sa chanson « Hurricane ». En 1976 Je l’écoutais sans  en comprendre les paroles, je le voyais sur les plateaux de télévision, accompagné de sa guitare et de son harmonica, il chantait cette chanson avec une fougue, une rage si forte qu’on pouvait comprendre facilement qu’il délivrait un message, c’était une de ses protest song comme il savait les délivrer, avec ses mots à lui, quelquefois contestés. Bob Dylan avait découvert l’histoire de Rubin Carter dans son autobiographie, « Le 16e Round », parue en 1976, et qu’il avait ensuite rencontré en prison. « Maintenant, un homme innocent vit l’enfer, c’est l’histoire de ‘Hurricane’, mais elle ne s’achèvera pas tant que son nom ne sera pas blanchi, et tant qu’on ne lui rendra pas le temps perdu ».

La dernière fois que j’ai vu Bob Dylan en concert, c’était au Zénith de Paris, debout dans la fosse, perché sur mes « santiag ». Pendant ce concert marathon, j’attendais qu’il esquisse quelques paroles d’Hurricane, mais en vain. C’est en rentrant à la maison que je me suis fait ce plaisir de réécouter ces célèbres paroles accompagnées à l’harmonica.

Un ami m’a traduit les paroles. Cette chanson, je l’ai gardée dans un coin de ma tête. A chaque fois que j’entends ce titre, ma main droite ne peut s’empêcher de dévisser le bouton afin d’augmenter le son à son maximum.

«Repose en paix Rubin, ton combat est achevé mais ne sera pas oublié», a réagi sur son site l’association de défense des victimes d’erreurs judiciaires (AIDWYC), dont «Hurricane» Carter a été le directeur exécutif de 1993 à 2005.


Bob Dylan – Hurricane – 1975 Live par movisfree

Tags : bob dylanboxeHurricaneVintage
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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