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PULP FICTION, on fête les 20 ans cette année !

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Le chef d’œuvre déjanté de Tarantino

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Pulp Fiction  a vingt ans  cette année. En 1994, lorsque le film est sorti qui pouvait présager que ce film aurait  marqué l’histoire du cinéma, et surtout la carrière de son réalisateur, Quentin Tarantino ?

L’histoire façon puzzle 

C’est début des années 90 que germe l’idée du scénario, l’histoire est écrite en 1992 à Amsterdam.  En quelques mots l’histoire de Pulp Fiction,  c’est un  trois en un, c’est à dire trois histoires criminelles entremêlées, avant de s’imbriquer les unes dans les autres, qui se situent  dans la banlieue de Los Angeles. Un braquage, un quadruple meurtre, une overdose, un match truqué, des violeurs pervers…, toutes ces histoires liées à la criminalité et dont les personnages, des petites frappes, se recoupent et se croisent. Quentin Tarantino souhaitait que L.A soit aussi un personnage à part entière de ce film façon puzzle. Le script tient sur 126 pages.

Tarantino s’inspire grandement de l’univers de  Raymond Chandler  pour ces histoires écrites dans des Pulp, revues  populaires et pas chères diffusées au début du 20ème siècle.

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Quelques références.

Si la construction de ce film n’est pas orthodoxe avec une chronologie a priori désordonnée, le téléspectateur arrivera aisément à recoller les morceaux. Je me permettrai là une référence au cinéma d’un Claude Lelouch en pleine forme. D’autres références avouées au cinéma français sont omniprésentes, comme la coupe de cheveux, de Uma, coupée au carré en hommage à Anna Karina, égérie de Godard.

Entre temps, je vous laisse tout ce qui habillera le mythe de ce film… Des petites histoires qui feront des grandes histoires comme la recherche de producteurs, des acteurs qui ne sauront pas tout à fait les mêmes à l’arrivée, même si Quentin Tarantino a réussi tout, même à garder le noyau dur.  Tenez ! Travolta, qui joue le rôle de Vega, remplace Michael Madsen (qu’on retrouvera dans KILL BILL). Des acteurs comme Sean Penn, Daniel Day-lewis, Johnny Depp, Matt Dillon étaient prévus dans le casting…C’est vous dire que tout ce qui se faisait de meilleur désirait un rôle dans ce film, même juste une participation. Chez les actrices, Uma THURMAN, après moult hésitations, tant ce film est en dehors de ses clous, enfile le rôle au nez et à la barbe de Michel Pfeiffer ou Meg Ryan. La lecture du scénario donne un peu la nausée à certains comédiens qui avoueront avoir mis du temps à le digérer.

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Festival de Cannes

1994, nous sommes au festival de Cannes, le président du jury n’est qu’autre qu’une des dernières légendes d’Hollywood, Clint EASTWOOD. Lorsque ce dernier annonce que le gagnant choisi à l’unanimité est Pulp Fiction, c’est tout le festival qui explose et qui  se déchaine. On comprend très vite que les mentalités et codes sont bouleversés. Car  il fallait oser attribuer un prix aussi prestigieux, glamour et un tantinet « précieux » à un film aussi déjanté… mais quel film ! Ce film ne répond à aucun code d’une palme d’or ! La violence est omniprésente que ce soit visuellement que psychologique, tellement épaisse qu’on peut la toucher, cervelle qui explose, sang qui tapit un véhicule, scène de violence sexuelle réservée aux films x, scène de shoot d’héroïne. Plus on avance dans le film, plus notre curiosité est violée et bousculée et Tarantino sait anticipé notre appréhension. Il fait mouche à chaque fois qu’on ne souhaite pas y croire…il veut bouleverser et mettre en danger la vie des gens. Malgré tout, le film n’est pas qu’un amas de violence, car l’humour n’est jamais loin et il réussit le pari de nous détendre pendant certaines scènes « fortes ». Et la je dis : bravo.

pulp-fiction-1994-01-gLa musique, ah la musique ! Oui, la musique tient une place importance dans ce film. Ce n’est pas pour rien que la scène la plus célèbre de Pulp Fiction, celle dont tout le monde se rappelle, c’est le concours de twist sur ce fantastique morceau : You Never Can Tell de Chuck Berry. Qui n’a pas essayé de danser comme Uma ou John ? Allez, avouer le.

Pulp Fiction, qui  a couté 6 millions d’euros en a rapporté 156 millions, devient alors le film le plus rentable du cinéma indépendant.

Pour certains, Pulp fiction reste un film culte et indémodable car reposant sur un réalisateur unique ayant un traitement du cinéma unique. Bien entendu et heureusement, il y aura toujours les anti Tarantino et Pulp Fiction. Pour certains, il est le premier film pour lequel il faut faire la queue pour ne pas le voir. Quand je vous dit que ce film bouscule…

Tout ça pour vous dire que cette année, on fêtera les 20 ans de Pulp Fiction, partout dans le monde.  Alors surtout, n’hésitez pas : si un cinéma de quartier diffuse cette œuvre… un grand film se regarde au CINÉMA.

Comme dirait Quentin Tarantino : VIVE LE CINÉMA

 

 

 

Tags : cinémafestival de cannesfilmpulp fictiontarantino
Claude

L’auteur Claude

Clod, 170 cm sur 70 kilos. Mes pieds s’installent en général dans des baskets ou de temps en temps dans des boots. Mon corps se drape d’un jean étroit du bas (le Chino fait son apparition) et de t-shirt émanant de pays étrangers rapportés en général par mes deux filles. Ma vie s’articule autour du partage et de l’échange. J’aime bien m’entendre dire « je fais ce je veux… », même si ce n’est pas vrai. Je suis un fondu de musique, de culture, de moto, de rencontres, de belles histoires et après de plein d’autres choses !

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